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La dette mondiale se rapproche de 260% du PIB global, mais pas de raison de s’affoler, selon S&P Global Ratings

La dette est aujourd’hui un défi pour les politiques et les administrations du monde. Une part importante de son stock est le fait des pays riches. Mais en cas de problème, les pays plus modestes risquent de souffrir.

Intervenant le 7 octobre dernier dans une conférence coorganisée par le Bloomberg et la Asia Society Australia, Vera Chaplin, directrice exécutive de S&P Global Ratings, l’agence de notation américaine, a estimé qu’il fallait s’attendre à ce que la dette mondiale atteigne les 260% du produit intérieur brut (PIB) global, mais que les taux d’intérêt bas, la rendent gérable. Cet optimisme contraste avec les déclarations alarmistes lorsqu’on parle de la dette au sein des pays africains avec une préférence pour le terme « surendettement ».

Il n’est pourtant pas certain qu’une crise de la dette sera évitée pour très longtemps encore. Mais avec des taux d’intérêt historiquement bas, l’encours de la dette au sein des grandes économies continue de progresser. Selon la mise à jour publiée le 14 septembre dernier, par l’Institute of International Finance (IFF), l’association des grandes banques et institutions financières mondiales, basée à Washington DC, la dette mondiale a atteint 296 000 milliards $, à la fin du mois de juin 2021.

Cette dette est en grande partie le fait des économies dites matures qui sont créditées de meilleures notations et donc de meilleurs sentiments pour les investisseurs, et qui pourtant continuent de voir monter le stock de leurs dettes, malgré l’ensemble des annonces politiques visant à les réduire. Aux Etats-Unis, un débat qui devient récurent divise les deux grandes formations politiques du pays sur la question de savoir si on devrait relever le seuil de l’endettement. C’est au prix de ce mécanisme que seul le Kenya a utilisé en Afrique ces dernières années, que la première économie du monde évite un défaut de paiement.

En Asie de l’Est, la situation de la dette du secteur immobilier inquiète. Même si Evergrande, le géant chinois, n’est qu’un faible maillon dans ce scénario, sa situation est emblématique du risque que représente le secteur en Chine pour les sociétés financières. Lors d’une réunion qui s’est tenue le 29 septembre dernier, la Banque centrale de Chine a admis que la spéculation sur les prix du foncier et de l’immobilier a créé une bulle d’endettement et invité les banques à plus de réalisme.

Dans la zone euro, la Banque centrale n’exclut pas de reprendre avec les achats des titres d’emprunts des Etats. Une pratique qui, selon l’IIF, masque le vrai coût du risque notamment pour des pays européens comme la Grèce et l’Italie, mais aussi pour la France, qui selon sa Banque centrale, avait une dette publique représentant 118% de son PIB à la fin du mois de mars 2021, et le plus gros ratio de dette des sociétés non financières parmi les économies du G7 à l’exclusion du Japon (86% du PIB).

La situation aux Etats-Unis est encore plus préoccupante. Au-delà d’une dette qui est déjà élevée, les taux d’intérêt bas ne sont pas un avantage. Les investisseurs qui sont en quête d’opportunités toujours plus rentables ont commencé à prendre plus de risques. La tendance n’est pas nouvelle, mais les rendements (différentiel entre la marge d’acquisition et le taux d’intérêt) sur ces obligations risquées sont redescendus en moyenne à 3,4% à la mi-septembre. La théorie économique voudrait pourtant que lorsque le risque est facturé bas, c’est qu’il y a un problème.

L’Afrique dans ce scénario reste la région du monde où les niveaux d’endettement sont les plus raisonnables, avec une moyenne de dette sur PIB inférieur à 70%. A fin mars 2021, seulement 5 pays en Afrique subsaharienne avaient un ratio supérieur ou égal à 100%, selon une analyse des données publiées par le Fonds monétaire international (FMI).  Mais en valeur absolue, la dette africaine reste assez faible comparativement à l’échelle mondiale, du fait d’un accès plus difficile aux marchés internationaux, et d’une approche de crédit très strict sur le plan interne. Toutefois, avec un référentiel à 260% du PIB, le continent a encore des marges d’endettement à exploiter.

Source : Agence Ecofin

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